Publications collectives

Christophe Vuilleumier, Daniel Bernard, Francesco Cerea, Illustrations Daniel Lanoux, J’aime la Suisse et ses villages, Editions SGED, 2018, broché, 128 pages.

EAN13: 9782839923460

CHF 29.90

Après le succès de son premier ouvrage J’aime la Suisse, les éditeurs ont mis sur pieds la réalisation d’un nouvel opus : J’aime la Suisse et ses villages. Cet ouvrage, imprimé à l’italienne, retrace des pans d’histoires, parfois fort peu connues, de chacun des cantons helvétiques, ainsi que des Suisses dans le monde. Combien de bâtisses, de forteresses, de châteaux et de ponts, marquant le territoire, comme une sorte de trace laissée par les hommes qui ont construit le pays ? Et quel meilleur biais que celui des villages, à l’échelle des hommes, pour aborder le passé. De 1291 à 1848, de 1848 à 2018, autant de faits et de gestes sont là, à portée de lecture.

Pour les images, l’artiste-peintre Daniel Lanoux nous livre son regard coloré et synthétique sur ces paysages et ces constructions au travers de près de 200 aquarelles originales. L’historien bien connu Christophe Vuilleumier, aidé par son confrère Francesco Cerea, nous rend compréhensible ce passé multiple qu’il décompose en autant de cantons. Une mosaïque rehaussée de 271 haïkus de l’auteur-réalisateur Daniel Bernard qui, avec son talent, nous invite à plonger dans des atmosphères empreintes de ces histoires. L’Association des plus beaux villages de Suisse s’est jointe à l’aventure, pour mieux insister encore sur ce patrimoine exceptionnel que la Suisse abrite, ses villages.

Ce livre est une galerie de portraits ouverte aux Suisses de tous temps et de tous styles. Une place y est faite aux figures emblématiques de l’Histoire, hommes d’état, généraux et personnalités au destin national. À leurs côtés le lecteur découvrira les acteurs de la petite histoire, aventuriers, savants oubliés, voyageurs extraordinaires. « Quel est le salaud qui m’a poussé ? » – allusion à un épisode de la bataille de Sempach revisité par des générations de potaches – montre que la petite Suisse a donné naissance à un nombre impressionnant de figures singulières, insolites, passionnantes. Une trentaine d’historiens y ont apporté leur contribution, offrant à l’ouvrage, par l’étendue de leurs savoirs et de leurs points de vue, une diversité qui fait son attrait.

Frédéric Rossi, Christophe Vuilleumier (dir.), Quel est le salaud qui m’a poussé. Cent figures de l’histoire suisse, Infolio, 2016, broché, 238 pages.

EAN13: 9782884743792

CHF 39.00

La guerre, une affaire ordinaire ? Cet ouvrage, sérieux et mordant, fruit de la collaboration entre quatre historiens suisses *, questionne les notions de crime de guerre et contre l’humanité à travers une interrogation tranchante : quelle crédibilité, ou quelle confiance, apporter aux récits de guerre «sans une analyse méthodique permettant de recouper les faits réels»?

Christophe Vuilleumier (dir.), L’honneur au service du diable, crime de guerre et cruauté ordinaire, Éditions Slatkine, 2016, broché, 192 pages.

EAN13: 9782051027830

CHF 32.00

L’honneur au service du diable analyse le cas du général nazi Hans Schaefer, combattant sur le front de l’Est en 1943. « Appartenant à une caste imprégnée d’honneur et de fierté », il a été retenu innocent des crimes perpétrés par le régime hitlérien. Le travail d’investigation de Claude Bonard sur les témoignages et les faits de la bataille de Marseille, qui marqua en 1944 la capitulation du général Schaefer, sert de base à l’analyse méthodique de Christophe Vuilleumier — initiateur de ce projet éditorial — Hervé de Weck et Olivier Meuwly. L’ensemble de cette partition à plusieurs mains oscille entre deux pôles. L’un, plongé dans l’obscurité, laisse transparaître les ficelles de l’impunité des responsables de crimes de guerre, se jouant de la notion d’imprescriptibilité, dont « les charmes illusoires risquent souvent de nous faire succomber », prévient Olivier Meuwly. L’autre, s’offrant à la lumière de la vérité, fait la part belle à l’expertise honnête et rigoureuse, dépassant l’aveuglement idéologique, source de blocages, et exhortant à ne pas confondre, comme le fait Hervé de Weck, histoire et mémoire, « deux approches du passé radicalement différentes ». En parcourant les 165 pages de cet essai paru chez l’éditeur genevois Slatkine, on a l’impression de percevoir l’écho tragique de l’enlisement du conflit syrien et de l’impuissance de la soi-disant « communauté internationale ». L’Homme « serait-il donc frappé par une malédiction le condamnant à continuellement s’entre-tuer dans l’abominable tragédie de son histoire ? » se demande Christophe Vuilleumier. Mais à travers ces pages, on est surtout saisi par l’ambition de ce collectif d’auteurs de faire de l’Histoire un rempart contre les crimes de guerre. Ce que les lois, « qui viennent à présent dire le bon et le mauvais », ne permettent pas. Inaction et silence sont peut-être les pires ennemis de la paix. Il reviendrait aux gouvernements d’agir, et aux media de dire la vérité, à condition qu’elle soit désintéressée. Mais, dans le huis clos mortifère des intérêts des États et des rédactions, les non-dits se multiplient, stérilisant les consciences. « La vérité sur les guerres nous aidera peut-être à démystifier certains de ses aspects, que d’aucuns ne manquent pas d’exalter », analyse, dans la préface, Dick Marty, ex-parlementaire fédéral, célèbre pour son enquête sur les prisons secrètes de la CIA. « Elle nous aidera peut-être à considérer et poursuivre les crimes contre la paix, avant même de devoir appréhender les crimes de guerre ». Voilà qui devrait être une affaire ordinaire.

 

Le centenaire de l’ouverture de la Première Guerre mondiale a été l’occasion pour la Suisse de revenir sur cette période qui, durant des décennies, n’a guère suscité l’intérêt des chercheurs, jusqu’à ces dernières années. Peut-être fallait-il digérer l’épisode douloureux pour la fierté nationale de la Seconde Guerre mondiale, rendu possible par le rapport Bergier mis en œuvre à la fin des années 90, avant d’aborder l’autre guerre, celle des poilus français et des Landsers prussiens, des trains de réfugiés sillonnant le pays en tous sens et des dragons montant la garde aux frontières.

Christophe Vuilleumier (dir.), La Suisse et la guerre de 1914-1918, Slatkine Éditions, 2015, broché, 686 pages.

EAN13: 9782051027458

CHF 49.00

Le colloque international, tenu du 10 au 12 septembre 2014 au sein du château de Penthes à Genève, en présence de nombreuses personnalités officielles, a vu se succéder plusieurs dizaines de contributions, sur des sujets parfois inédits, et réunis dans cet ouvrage. Sont abordés ainsi la scission linguistique de la Suisse et la naissance de l’identité romande, la propagande des pays en guerre, le rôle de l’armée suisse, la présence des révolutionnaires sur le territoire, l’action du CICR bien évidemment et les blessés accueillis dans les cantons, mais également les Suisses engagés dans les armées étrangères, le rapatriement de 500 000 réfugiés français de Bâle à Genève, ignorés des historiens jusqu’à il y a peu de temps, les évolutions des partis politiques ou les plans d’invasion suisses de l’Italie du Nord. La Première Guerre mondiale allait influencer le destin de la Suisse de manière durable et entraîner l’établissement sur son territoire de la jeune Société des Nations, puis de l’Organisation des Nations Unies.

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